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Arrabet lance Foster Cyber, l'unité de service en cybersécurité pour accompagner la montée en maturité cyber des organisations

Entre 2024 et 2026, le Maroc a vu se multiplier les alertes cyber : plusieurs dizaines de millions de tentatives d’attaques recensées chaque année, plus de 60 % des organisations déclarant au moins un incident significatif, et des coûts de remédiation en hausse continue. En juin dernier, le Royaume figurait parmi les pays les plus ciblés au monde, se classant au troisième rang des destinations d’attaques. Ces signaux, y compris dans des environnements institutionnels sensibles, ont imposé un changement d’échelle : passer d’une logique de réaction à une structuration nationale, pensée dans la durée et projetée à l’horizon 2030.

Entre 2025 et 2026, la cybersécurité est sortie du seul périmètre technique pour devenir un enjeu structurant des politiques publiques, des stratégies d’entreprise et des dynamiques de transformation digitale à l’échelle mondiale.

L’accélération de la digitalisation — cloud, data, intelligence artificielle, interopérabilité des systèmes — a profondément modifié la nature des risques. Les attaques ne ciblent plus uniquement des infrastructures informatiques isolées, mais des chaînes de valeur entières, des services critiques, des écosystèmes interconnectés. Dans ce contexte, la cybersécurité s’impose moins comme une contrainte que comme une condition de continuité, de confiance et de souveraineté économique.

À l’échelle internationale, 2025 marque un tournant : renforcement des cadres réglementaires, montée en puissance des exigences de gouvernance cyber, intégration croissante de la sécurité dès la conception des systèmes. Les grandes économies ont engagé des stratégies nationales visant à sécuriser leur transformation numérique, conscientes qu’il n’y aura ni innovation durable ni compétitivité sans résilience numérique.

Le Maroc s’inscrit pleinement dans cette dynamique. À l’horizon 2030, la transformation digitale du pays repose sur une nouvelle équation visant à accélérer l’adoption des technologies tout en garantissant la sécurité, la fiabilité et la confiance des usages. La cybersécurité devient alors un levier structurant, au service de la modernisation des administrations, du développement des secteurs stratégiques et de l’attractivité économique du Royaume.

Comme le rappelle la DGSSI, la stratégie nationale de cybersécurité à horizon 2030 est conçue comme une réponse collective aux défis actuels du cyberespace, visant à établir un environnement de confiance numérique apte à soutenir le développement économique et social du Maroc. Elle met l’accent sur l’accroissement des efforts pour protéger les systèmes d’information sensibles et renforcer leur résilience, ainsi que sur la structuration de la gouvernance, des compétences et de la coopération nécessaires face à l’évolution des menaces.

Dans ce nouveau cycle, la question n’est plus de savoir s’il faut sécuriser, mais comment structurer des capacités cyber alignées avec les réalités opérationnelles, les enjeux métiers et les ambitions nationales. C’est à cette intersection — entre transformation digitale, gouvernance technologique et responsabilité collective — que la cybersécurité trouve aujourd’hui tout son sens.

Un cap stratégique 

Pour répondre à ces enjeux, la Stratégie Nationale de Cybersécurité à horizon 2030 s’articule autour de quatre piliers opérationnels, qui structurent l’action publique et en facilitent le déploiement sur le terrain.

  • Le premier pilier porte sur la gouvernance, avec l’objectif de clarifier les responsabilités, d’aligner les cadres réglementaires et d’organiser la coordination entre institutions et acteurs économiques. 
  • Le second pilier concerne la sécurité et la résilience du cyberespace national : protection des systèmes sensibles, anticipation des incidents et capacité de réaction en situation de crise.
  • Un troisième pilier est dédié au développement des compétences et à la diffusion d’une culture de cybersécurité, afin d’ancrer durablement les bonnes pratiques au sein des organisations. 
  • Enfin, la stratégie intègre un pilier de coopération régionale et internationale, reconnaissant que les menaces cyber appellent des réponses coordonnées et alignées sur des standards partagés.

Une capacité nécessaire

À ce stade, la cybersécurité se lit comme un sujet de structure. Elle touche la continuité des opérations, la confiance des usagers, la robustesse des services, et la souveraineté des choix technologiques. « Un groupe technologique porte une responsabilité qui dépasse la livraison de solutions. Il porte la cohérence d’un système, sa fiabilité, et sa capacité à encaisser le réel », souligne Mohamed Benboubker, dirigeant du groupe Arrabet. « La cybersécurité exige une maturité d’exécution, une méthode rigoureuse et une lecture lucide des risques, parce que les impacts se jouent à l’échelle des organisations, des services et des citoyens. »

Dans cette perspective, la création de Foster Cyber s’inscrit dans un cheminement clair. Le groupe Arrabet atteint un seuil de maturité technologique qui rend cette spécialisation nécessaire. Intégration de systèmes complexes, maîtrise des architectures critiques, gouvernance des plateformes, exigences de disponibilité et de performance : la cybersécurité s’impose comme un prolongement naturel de ces expertises, avec une ambition simple : transformer la sécurité en capacité opérationnelle, de bout en bout.

  • Pilier 1 : une maturité technologique éprouvée.
    La solidité cyber commence par la compréhension des systèmes. Foster Cyber s’appuie sur une expérience terrain : architectures hybrides, environnements cloud, chaînes applicatives, dépendances data, interopérabilité des outils. Cette connaissance opérationnelle donne un avantage décisif : relier les risques aux choix d’architecture, et relier les mesures de sécurité aux contraintes métiers.
  • Pilier 2 : une couverture progressive et maîtrisée de la chaîne de valeur.
    Le groupe a construit ses capacités par étapes, au rythme de l’exécution. Foster Cyber s’inscrit dans cette logique : audit et cadrage, conseil et gouvernance, intégration des dispositifs, puis montée en capacité sur la défense. L’objectif tient en une ligne : éviter l’empilement, rechercher la cohérence, et installer une trajectoire durable.
  • Pilier 3 : le facteur humain, l’exigence avant le volume.
    « La cybersécurité repose sur la responsabilité et la précision », explique Walid Laasmi, Head of Cybersecurity chez Foster Cyber. « Mon parcours d’auditeur en environnements sensibles, entre secteur public et grandes organisations, m’a appris une chose : la décision compte autant que l’outil. Une équipe solide se construit sur l’expérience, la méthode, et une discipline d’exécution. » Foster Cyber privilégie ainsi la sélectivité, la séniorité et l’esprit d’investigation, pour adresser des situations où chaque détail compte.
  • Pilier 4 : un écosystème, porté par des partenariats de référence.
    La cybersécurité moderne vit dans un écosystème d’éditeurs, d’outils et de standards. Foster Cyber assume un rôle d’intégrateur responsable : sélectionner des partenaires éprouvés, intégrer avec cohérence, maintenir l’alignement dans le temps, et garder une lisibilité claire pour les équipes clientes. L’enjeu reste constant : une chaîne de sécurité cohérente, exploitable, et opérable.

Pour Obbad Ed Daoudi, CEO de Foster Processing, cette approche répond à une attente simple du marché : « Les entreprises cherchent des dispositifs cyber opérables, alignés avec leurs contraintes et leur réalité métier. Foster Processing porte depuis des années une culture d’intégration exigeante, fondée sur la gouvernance et la performance. Foster Cyber prolonge cette culture dans un domaine où la confiance se construit par l’exécution, et où les partenariats de référence constituent un pilier majeur. Cette dynamique s’inscrit naturellement dans la trajectoire nationale à horizon 2030, avec une priorité : professionnaliser l’approche end-to-end. »

Une trajectoire collective

À travers Foster Cyber, le groupe Arrabet affirme une trajectoire fondée sur la maturité, la synergie de ses expertises et la continuité de son engagement technologique. La cybersécurité s’inscrit désormais comme une capacité structurante, au croisement de l’intégration, de la gouvernance et de l’exécution opérationnelle. Cette dynamique s’aligne naturellement avec les orientations nationales visant à accompagner la transformation digitale du Maroc à horizon 2030, en plaçant la confiance, la résilience et la professionnalisation au cœur des priorités. Foster Cyber incarne ainsi une contribution concrète à un écosystème en construction, où acteurs publics, entreprises et partenaires technologiques avancent selon un cap partagé et durable.

Cette approche ouvre naturellement la voie à des échanges autour des enjeux et des priorités propres à chaque organisation, lesquels peuvent être approfondis avec les équipes Foster Cyber : contact@foster.ma

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Digital.ma est une plateforme de veille stratégique et d’analyse approfondie du groupe Arrabet dédiée à l’écosystème de la transformation numérique au Maroc.  C’est un référentiel incontournable des projets et initiatives structurantes qui façonnent l’avenir digital du Royaume. Il vise à rassembler les acteurs clés de la transformation numérique permettant à chacun de s’informer, de collaborer et de trouver des synergies pour maximiser l’impact des efforts collectifs.